UNE MONTAGNE HABITÉE

  LE pATRIMOINE bÂTI
  L'HISTOIRE ET LES HOMMES 

  UNE CULTURE DE MONTAGNE 

 


                                         Sylvia Bonal

L’habitat traditionnel cantalien, témoin d’une activité agricole ancienne, est une maison modeste qui présente cependant une qualité architecturale remarquable (murs en basaltes* noirs, toits en lauze…). Cet habitat se compose généralement d’une pièce unique où se trouve une grande cheminée, appelée « cantou ».

La maison bloc est également un bâtiment rural typique du massif cantalien. Sous un même toit sont regroupés l’habitation et les dépendances agricoles (logis des animaux et réserves de provisions). Elle se caractérise par des murs épais et des toits pentus bien adaptés aux contraintes climatiques.

Ensuite, l’amélioration du niveau de vie a suscité l’exigence de confort avec la construction de maisons à dépendances séparées. Ainsi, les granges – étables vont peu à peu être séparées du lieu d’habitation. Le nombre de pièces va augmenter dans le logis : entrée, chambres à l’étage, salon…

Aussi appelés « tras » ou « mazuc », les burons font partie intégrante du paysage actuel de nos montagnes. Le nom même de « buron » apparut au XVIIe siècle.

Anciennement, il était à la fois destiné à la fabrication fromagère et à abriter le vacher et son équipe, pour s’occuper des troupeaux en estive de mi mai à mi octobre.

Ce sont de petits bâtiments en pierre, bas et trapus, en partie enterrés, situés généralement près d’une source. Grâce à leurs murs épais, leurs solides toits en lauze, les burons étaient protégés des vents violents, des orages et des tempêtes de neige.
Généralement, les burons comprennent un grenier à foin, un abri pour les veaux (appelé « vedelat ») et une chambre pour le vacher. Le buron comporte deux pièces : la première sert de chambre au vacher et à son aide (appelée «boutillier») ; la seconde permet la fabrication du fromage. Cette pièce, voûtée et sombre, possède une cheminée et une petite ouverture appelée « fenestrou ».

Le nombre de burons n’a cessé de croître dans la seconde moitié du 18e siècle et au 19e siècle. En 1950, un millier de burons était en activité sur le territoire cantalien. Toutefois, au 20e siècle, à partir de la seconde guerre mondiale, les burons les plus inaccessibles seront peu à peu délaissés du fait de l’évolution des pratiques agricoles.

SMPM 
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             Réalisation Productions iMaGix