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L’habitat
traditionnel cantalien, témoin
d’une activité agricole ancienne,
est une maison modeste qui présente
cependant une qualité architecturale
remarquable (murs en basaltes* noirs, toits
en lauze…). Cet habitat se compose
généralement d’une
pièce unique où se trouve
une grande cheminée, appelée
« cantou ».
La maison
bloc est également un bâtiment
rural typique du massif cantalien. Sous
un même toit sont regroupés
l’habitation et les dépendances
agricoles (logis des animaux et réserves
de provisions). Elle se caractérise
par des murs épais et des toits
pentus bien adaptés aux contraintes
climatiques.
Ensuite,
l’amélioration du niveau
de vie a suscité l’exigence
de confort avec la construction de maisons
à dépendances séparées.
Ainsi, les granges – étables
vont peu à peu être séparées
du lieu d’habitation. Le nombre
de pièces va augmenter dans le
logis : entrée, chambres à
l’étage, salon…
Aussi
appelés « tras » ou
« mazuc », les
burons font partie intégrante
du paysage actuel de nos montagnes. Le
nom même de « buron »
apparut au XVIIe siècle.
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Anciennement,
il était à la fois destiné
à la fabrication fromagère
et à abriter le vacher et son équipe,
pour s’occuper des troupeaux en
estive de mi mai à mi octobre.
Ce sont de
petits bâtiments en pierre, bas
et trapus, en partie enterrés,
situés généralement
près d’une source. Grâce
à leurs murs épais, leurs
solides toits en lauze, les burons étaient
protégés des vents violents,
des orages et des tempêtes de neige.
Généralement,
les burons comprennent un grenier à
foin, un abri pour les veaux (appelé
« vedelat ») et une chambre
pour le vacher. Le buron comporte deux
pièces : la première sert
de chambre au vacher et à son aide
(appelée «boutillier»)
; la seconde permet la fabrication du
fromage. Cette pièce, voûtée
et sombre, possède une cheminée
et une petite ouverture appelée
« fenestrou ».
Le
nombre de burons n’a cessé
de croître dans la seconde moitié
du 18e siècle et au 19e siècle.
En 1950, un millier de burons était
en activité sur le territoire cantalien.
Toutefois, au 20e siècle, à
partir de la seconde guerre mondiale,
les burons les plus inaccessibles seront
peu à peu délaissés
du fait de l’évolution des
pratiques agricoles.
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