UNE MONTAGNE HABITÉE
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L’histoire,
la langue d’oc, l’origine de la
population sont le témoignage d’une
identité cantalienne forte.Le département
du Cantal fût constitué en 1790.
Son nom provient de son plus haut sommet :
le Plomb du Cantal. |
SMPM |
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La
période préhistorique se caractérise
par une reconquête du massif cantalien avec la
disparition du glacier (population de chasseurs cueilleurs).
Tout au long du néolithique et de la protohistoire,
on assiste au premier défrichement de la forêt
des plateaux et interfluves du massif du cantal. On
utilise alors ces nouveaux terroirs d’altitude
à des fins principalement pastorales.
Au début
de notre aire, la sédentarisation augmente,
l’occupation des terroirs d’altitude se
densifie, les cultures de céréales se
développent sur des anciennes estives. La montagne
cantalienne se structure autour de pôles politiques
et religieux : construction de temples, de voies d’accès,
création de foires, dont la pérennité
s’inscrit jusqu’à la fin du XIXeme
siècle.
Le massif du Cantal, à
l’écart des grandes routes ne semble pas
avoir été touché par les différentes
invasions du Haut Moyen Age.
Les « hauts de vallée » du massif
du Cantal, voient la création de fiefs et la
construction de châteaux.
Au Moyen
Age, bénéficiant d’un climat
plus chaud, une nouvelle période de défrichement
de la forêt va mettre en exploitation des terroirs
d’altitude. |
Elle voit la création de villages, églises
et châteaux en pierre (Château de Laqueuille
à Dienne…).
L’instabilité politique du Bas
Moyen Age et les différentes épidémies
(peste noire) provoquent une récession économique
importante, contraignant à l’abandon des
villages et terroirs mal situés (altitude, pente,
exposition…). Les villages importants se fortifient
ou mettent en défense l’église.
De la fin du Moyen Age
jusqu’au début du XIXe siècle,
le massif connaît une relative stabilité
socio-économique. La culture de céréales
laisse progressivement la place aux pacages et à
l’estive, en raison d’un climat plus froid.
Les forteresses de « montagne » sont abandonnées
ou détruites sur ordre royal, ou lors des guerres
de religion, d’autres sont transformés
en résidences.
Au
XIXe siècle, les
nouvelles infrastructures de transport (routes, voies
ferrées) facilitent les échanges (vente
de bétail et fromage) et amènent un surcroît
de richesses aux territoires ruraux, tout en «
vidant » de sa main d’œuvre la montagne
du Cantal. La grande majorité des bâtiments
agricoles, des maisons d’habitation et des burons
en montagne date de cette période. |
Plafond
Eglise de Cheylade SMPM |