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Une montagne habitée

Aux confins de cet écrin de verdure, on compte aujourd'hui environ 2175 habitants sur le Massif du Puy Mary, soit environ 6 habitants au km². Quelques millions d'années après le tumulte de l'activité volcanique, c'est une montagne habitée qui s'est désormais construite. Des fonds de vallées aux plateaux d'altitude, des traces de ce passé minéral riche perdurent dans les paysages du quotidien.

L’habitat en montagne, témoin d’une activité agricole ancienne, se caractérise par une maison modeste qui présente néanmoins une qualité architecturale remarquable (murs en basaltes noirs, toit en lauze…). Cet habitat se compose généralement d’une pièce unique où se trouve une grande cheminée, appelée « cantou ».

Buron - © SMPM

La ferme-bloc est également un bâtiment rural typique du Massif Cantalien. Sous un même toit sont regroupés l’habitation et les dépendances agricoles. Elle se caractérise par des murs épais et des toits pentus bien adaptés aux contraintes climatiques hivernales. C’est bien plus tard que l’amélioration du niveau de vie a engendré la construction de maisons à dépendances séparées. Ainsi, les granges et les étables ont été peu à peu séparées du lieu d’habitation et le nombre de pièces a augmenté dans le logis. La Maison de Site de Dienne, ancienne ferme-bloc traditionnelle en est un parfait exemple d'un point de vue architectural.

Les burons

Aussi appelés « tras » ou « mazuc », les burons font également partie intégrante du paysage actuel de nos montagnes. Le nom même de « buron » est apparu au XVIIème siècle, il vient de la racine bur signifiant « cabane ». Anciennement, il était à la fois destiné à la fabrication fromagère et à abriter le vacher et son équipe, pour s’occuper des troupeaux en estive de mai à octobre environ. Ce sont de petits bâtiments en pierre, bas et trapus, en partie enterrés (protégés des vents violents, des orages et des tempêtes de neige), situés généralement près d’une source.

210 burons environ (en état, en ruines ou partiellement détruits) parsèment le Massif du Puy Mary, et seulement 3 d'entre eux servent encore à l'affinage des fromages!

Généralement, ils comprennent un grenier à foin, un abri pour les veaux (appelé « vedelat »), une chambre pour le vacher et une pièce servant à la fabrication du fromage. Cette pièce, voûtée et sombre, possède une cheminée et une petite ouverture appelée « fenestrou ». Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle et au XIXème siècle, le nombre de burons n’a cessé de croître ; en 1950, c’est près d’un millier de burons qui étaient en activité sur le territoire cantalien. Toutefois, au XXème siècle, à partir de la seconde guerre mondiale, les burons les plus inaccessibles ont été peu à peu délaissés du fait de l’évolution des pratiques agricoles.

Toit en lauze - © SMPM

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